À partir de la fin de l’hiver prochain, les cafés et restaurants en France ne pourront plus avoir de chauffage sur leurs terrasses. Avec cela, la ministre française de l’environnement, Barbara Pompili, veut initier un changement de comportement et lutter contre le climat dans les rues françaises.

Il ne s’agit que d’une proposition parmi une liste de changements climatiques provenant d’une convention de citoyens. Le chauffage et la climatisation des magasins figurent également sur la liste. Il est insensé que les magasins aient leurs portes grandes ouvertes et que, pendant ce temps, les systèmes de chauffage ou de refroidissement fonctionnent à plein régime et toute cette énergie est perdue.

Pompili met l’environnement au premier plan plutôt que le plaisir et la commodité des clients dans les cafés et les rues commerçantes.
Les calculs du mouvement environnemental Negawatt montrent que les terrasses parisiennes produisent à elles seules des émissions de CO2 équivalentes à celles d’une voiture neuve parcourant 120 000 kilomètres.

Les poêles et les brûleurs au gaz ou à l’électricité chauffent l’air extérieur, ce qui est totalement inutile. La ministre Pompili parle d’une “erreur écologique qui conduit à une utilisation totalement injustifiée de l’énergie”. En Belgique, le problème commence également à se poser et à Gand, par exemple, une taxe supplémentaire sur les terrasses est déjà prélevée pour ceux qui installent un chauffage de terrasse.